artefacts

Le procès- verbal d'avarie signale la présence à bord du chaland de "quinze caissons d'infanterie, dont deux de quatre pour le compte de la République".

Huit caissons à munitions (avec ferrures et couverts en place) ont été repérés à Langeais dès 2014. Aucune étude n'a pu être menée sur ces artefacts en raison du fort courant de la Loire.

L'appartenance des caissons de Langeais au système d'artillerie dit "Gribeauval" a été confirmé par le musée de l'Armée qui possède deux exemplaires du XIXe siècle.

archéologue en train d'observer un caisson d'artillerie emporté par le courant
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caisson Gribeauval conservé au musée de l'Armée
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Le procès- verbal d'avarie signale la présence à bord du chaland d'une quantité indéterminée de boulets de canon.

Ces boulets constituent le chargement le plus dense de l'épave. Ils étaient posés, tous calibres confondus, directement sur la sole du bateau et semblent avoir été calés pour le transport avec des branches en chêne.

Dans le procès-verbal sont également signalés "trois panniers contenant des pots de fayance". 4 pots de faïence blanche ont été observés sur le site. Ils s'agit de pots cosmétique pour une crème, un onguent ou une pommade. Ces petits pots étaient produits en masse, résistants et peu coûteux, ils étaient fermés par un mince bouchon de liège recouvert d'une pièce de tissu. Jean Artaud, né à Grasse, tenait un magasin de parfumerie rue Saint Denis.

2 boulets et un pot agglomérés dans leur gangue de sable
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pot à onguent
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